1911 - Tout commence avec les pompes
L’ingénieur français Auguste Rateau fait construire une usine le long de la ligne ferroviaire Malines-Louvain. Les ouvriers y fabriquent principalement des pompes. L’usine devant être partiellement reconstruite après la Première Guerre mondiale, Rateau se lance dans la production de compresseurs, ventilateurs et turbines pour navires.
1940 - 1944 - Guerre et destructions
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’occupant allemand réquisitionne l’usine pour assembler des turbines destinées à sa flotte de sous-marins. En 1944, l’Armée belge des partisans détruit plusieurs installations. Peu après, les bombardements alliés endommagent gravement l’usine.
1945 - 2013 - Le moteur industriel de la Belgique
La paix revenue, Rateau produit et entretient des wagons de chemin de fer, des turbines et des pompes. L’usine joue alors un rôle majeur dans l’industrie belge. Même les installations de pompage des centrales nucléaires de Doel et de Tihange y sont assemblées.
2016 - De Rateau à Rato
La ville de Malines achète deux anciens entrepôts et entame leur rénovation pour en faire un dépôt patrimonial durable. Le nom « Dépôt Rato » fait référence à l’ancien propriétaire Rateau et rend hommage à ce chapitre d’histoire industrielle. Le quartier se transforme avec la construction de nouveaux logements et d’équipements sur l’ancien site.
2024 - Ouverture du Dépôt Rato
Au terme de plusieurs déménagements et longs préparatifs, le Dépôt Rato ouvre officiellement ses portes le 7 septembre 2024. Des milliers d’objets provenant de quatorze sites différents y trouvent un nouvel abri : peintures, sculptures, chars et autres pièces historiques remarquables. L’œuvre d’art du mur extérieur, réalisée par le duo d’artistes français Mountaincutters, attire les regards. Sept paires de mains en bronze rendent hommage aux nombreux collaborateurs et bénévoles sans qui ce projet n’aurait pu voir le jour.
Le Dépôt Rato aujourd’hui
Découvrez à quoi ressemble aujourd'hui le dépôt du patrimoine et comment les pièces les plus imposantes des collections ont été transportées.